Je me consume sans cesse de passion,
Sans atteindre l’amour que je souhaite.
Ces cruelles brûlures me dévorent le coeur.
J’ai peur toujours qu’elle m’atteigne,
Pour me conduire sévèrement à la mort.
Je ne fuis que pour m’éviter cette souffrance,
Mais, j’agonise dans mes propres choix.
Cherchant à me libérer de cette angoisse,
Pour réussir à atteindre une plénitude.
J’aimerais avoir cette force extraordinaire,
Mais, je ne fais que la constater chez d’autres.
J’aimerais me pencher sur une épaule,
Puis me dire que c’est la dernière,
Sans regretter toutes celles qui sont perdues.
Puis me dire qu’elle sera tout pour moi,
Ma confidente et mon témoin.
Pouvoir dire « Je t’aime » et le croire.
Arrêter de me mentir à moi-même.
Vieillir et vivre entièrement.
Ne m’enlace pas de je t’aime,
Sinon, je crains d’en souffrir.
Ne me fais aucune promesse,
Je dois vivre dans l’attente de peu.
Si tu dois partir; j’abandonnerais.
J’ai des envies à respecter.
Je ne me sens pas femme à concéder,
Sur mes plus grandes envies.
Si tu n’es pas homme à l’être,
Je me trouve déjà dans l’incertitude.
Le temps passait lentement sur le petit village de —. Les gens étaient assis tranquillement sur leur balcon. Il jasait entre voisins. Personne ne semblait tellement stressé par la vie. Il faut dire que la majorité de la population était assez âgée. Amy occupait la majeure partie de son temps à se balader en forêt. Rêvassant du jour qu’elle allait quitter ce patelin pour la ville dés qu’elle le pourrait. Elle s’était retrouvée dans ce coin un peu par hasard. Elle venait de perdre son travail et apprit la mort de sa grand-mère maternelle. Elle lui léguait tous ces biens. Des objets qui n’étaient pas de très grandes valeurs, mais un secours inespéré. Elle trouva dans le village, un emploi dans un supermarché. Elle aimait bien la tranquillité de la région, mais rêvait de plus grand.
Quelques fois durant ses promenades, quand la chaleur l’accablait trop, elle s’arrêtait près d’un petit lac. Elle se déshabillait entièrement et se glissait dans l’eau froide pour se rafraîchir. Elle s’accotait derrière un rocher qui la cachait du chemin et des passants imprévus.
Cette journée-là, elle se sentait particulièrement tendue à cause de son travail. Elle entama doucement un massage pour ses épaules et son cou afin de se détendre. Ses anciens amants apparurent lentement dans ses pensées. Une de ses mains se faufila de sa nuque jusqu’à la rondeur d’un de ses seins. L’eau qui ballottait entre ses cuisses et les douces caresses qu’elle se prodiguait se sont rapidement mises à l’exciter. Son autre main descendue plus bas. Elle glissa entre les courbes de ses hanches et le bas de son ventre. Un petit vent léger et frais, lui administra quelques frissons qui ont eu raison de son contrôle. Elle libéra une de ses mains qui se dirigea vers l’intérieur de ses cuisses. La main frotta lentement le long de celles-ci passant quelques fois sur son sexe. Ses lèvres tendues à chercher des baisers qui restaient invisibles se retournèrent contre son épaule, laissant s’échapper de faibles gémissements. Un de ses mains massa avec un peu plus de pression un de ses mamelons et l’autre commença à presser plus fortement contre les lèvres de son sexe. Doucement son doigt s’engagea entre ses jambes suivant le mouvement de l’eau. Puis, l’autre main glissa partout sur tous ses membres qui ne cessaient d’exiger des caresses auquel elle me pouvait pas toujours répondre. Les gémissements n’arrêtaient plus de poindre de sa bouche. Et lentement, son corps fut pris d’un faible tremble et son sexe s’emplit d’une chaleureuse satisfaction. Elle laissa distraitement encore quelques minutes ses mains se balader sur sa peau. Elle se dirigea ensuite vers la berge pour rentrer chez elle. Quand elle rencontra des randonneurs dans le sentier, elle rougit légèrement et les salua.
J’ai besoin de posséder la vie,
Avec autant de textures,
Qu’un tableau d’aquarelle.
Avec autant de couleurs,
Qu’un paysage d’automne.
D’évacuer toute ces lignes noires,
Qui parle de mes mémoires,
Afin d’écrire de nouvelles pages,
Remplies de fraîche odeur.
De toucher mon avenir,
Aussi certainement que mon passé.
De pouvoir effacer,
Tous mes obstacles.
D’enlacer tous ces moments,
Aussi tendrement qu’un homme.
J’ai besoin de m’étendre,
Dans toute ma grandeur.
De partager mon art avec talent,
Pour me guider dans tant d’envie,
Afin de me recentrer en moi,
Pour enfin partager ma vie,
Avec la grâce qu’il me doit.
Frivole,
Criarde,
Elle tranche cruellement,
Le temps qui éclate.
Mouvement volontaire.
Une nouvelle histoire,
Pleine de chapitres,
Trop de mots.
Des virgules,
Des exclamations.
Puis,
Trois petits points rouges,
En suspens.
Criarde,
Meurtrière,
Elle recoud maladroitement,
Le temps perdu.
Les dents qui grincent,
Aucun pardon.
Les mauvais enfants pleurent.
C’était leur choix.
Bien aiguillés,
Le sang dans les yeux.
Des sommeils stroboscopes.
Les veines gonflées.
Le souffle court.
Meurtrière,
Salope.
Elle ballotte tremblante,
Le temps qui cicatrise.
Destruction de l’âme.
Les doutes, ombres noires.
Danse sadique.
Un reflet métallique,
Le sang gicle,
Comme une morte.
Pour Marie-Soleil Bouchard
D’une dynamique perpétuelle,
S’étend jusqu’à l’infinie son rouge violent.
Les cheveux en feux, l’arc-en-ciel.
Elle souhaite se cacher derrière ses manières.
Le corps qui s’étend jusqu’au ciel,
Elle ne passe pas inaperçue.
Au jugement trop léger,
Elle butine avec candeur chaque rayon de soleil.
Elle ne se pose jamais, se lassant chaque fois.
Les décors sont trop terme.
Repoussant trop ses limites,
Elle perd le vent qu’il la porte.
Se débattant pareil au risque de s’écraser.
Au grand péril,
L’abandon est pire que la mort.
C’était une femme au doux parfum
Son amant des plus riches hommes
Lui offrait sans cesse les plus belles parures
Toujours gavé de richesses
Elle s’en vantait corps et âme
Pour être plus admiré
Toujours plus conquis de diamant
Elle s’enfla de la tête et du corps
Mais
Il était une fois une autre femme
Plus humble et plus jolie
Et l’amant la maria
Pour son amour pour lui
Complète dissociation,
Apprendre à vivre seule.
Passer chacune des étapes,
De l’indépendance.
Je suis une femme simple,
Capable de marcher sans appui.
Dans l’hiver elle est belle
Glacé étrangement
Dans une position brisée
Le corps blanchit
Oublié dans un sommeil
Effacé, déchiré
Dans l’hiver elle est si belle
Le corps couvert à moitié
Par ces flocons duveteux
Et les pieds bleuis
Irrémédiable sommeil
Dans cet hiver
La tête pausé en paix
Elle atteint le repos
Cette eau chaude sur ma nuque,
Me rappelle à la solitude.
La tension des jours qui s’imbriquent,
Comme une douleur trop grande.
Elle déborde, elle déborde,
De ces murs incongrus,
Dans ces courbes perdues,
Un besoin trop pressant.
Et mes mains sur mon coeur,
Et mes mains sur mon corps.
Le temps de guérir me permet de souffrir,
Encore plus à chaque moment.
De ton absence, toi qui est disparu,
Je me suis étouffée couverte de sel,
Engloutie de sanglot.