Je ne t’attendais plus.
Du moins t’ai-je réellement attendu ?
Je t’entends me le demander !
Un long moment… Je crois…
J’en suis certaine !
Cette montagne était trop haute,
Tu ne l’as pas gravi.
Les hauteurs te font peur.
Tu as simplement sauté par-dessus,
Comme nous évitons une vulgaire flaque d’eau.
Mais cette montagne…
Elle te fait toujours ombrage.
Moi,
J’en ai eu peur de ta montagne,
Car cette charge, tu ne me l’as pas partagé.
Puis à ton retour,
Tu as heurté un mur.
Tu t’es contenté de crier par-dessus :
Je t’aime… J’ai entendu…
Ça résonne toujours !
Puis… J’ai pleuré.
Je me sens seule derrière mon mur.
Comme tu as fait une montagne de tes peurs,
Je me suis construit un mur pour me protéger.
Je te croyais perdu, je me suis perdue,
Maintenant je ne peux plus le détruire.
Je n’en ai plus la force.
Je n’y arrive pas.
Toutes ces idées qui s’imbriquent…
Dans mon mur, dans ma tête,
Maintenant je les trouve vraies.
Toutes ces idées que j’ai imbriquées…
Pour t’oublier.
Me font me rappeler ce que nous étions.
De plus, tu m’as fourni certaines de ces pierres,
Car tu me les as données… ces raisons.
Puis…
Plus je frappe ce mur,
Plus je souffre.
Plus je me dis que…
Tu avais raison !
Plus je continue…
Je ne cherche plus que l’ami.
Parmi tous ces débris.
Sauf que toi…
Tu attends l’amante.
Mais je ne reviendrai peut-être pas !
Ce ne sera peut-être plus le même visage…
Les mêmes yeux, le même corps.
Ce ne sera pas moi.
Nous verrons au moment venu.
Tu peux chercher la porte sur mon mur,
Mais ne te heurte pas trop.
S’il y a raison d’y croire,
Après l’avoir trouvé,
Je l’ouvrirais pour toi…
Je te ferai signe d’entrer.
Si une autre porte s’ouvre à toi.
Prends là, ne m’attends plus.
Je suis désolée, j’en suis moi-même peiné,
Mais je ne puis faire autrement.
Désolée.
Désolée…