Roxanne Fanny Corriveau

Vivre simplement

September 29, 2005

Sans

Dans Par définition — Roxy à 9:03 pm

Un nuit de plus sans ce lui
Sans cette chaleur débordante
Sans cette âme présente
Un jour de plus sans ce lui
Sans ces mains caressantes
Sans ces yeux rieurs
Une semaine de plus sans ce lui
Sans ces réconforts d’amours
Sans ces baisés fiévreux
Un mois de plus sans ce lui
Sans cette présence aimante
Sans cette attraction courtoise
Un moment de plus sans complément
Sans égale, sans âme sœur
Sans moi, sans toi

L’ami

Dans Que des mots — Roxy à 8:10 pm

Puis ce sourire qu’en est-il ?
Devrais-je le classer sans intérêt ?
Où sous mon oreiller pour rêver !
Nous pourrions passer un moment,
À nous regarder, chacun dans sa tête !
J’ai longtemps attendu après d’autres;
Je n’attendrais pas après ça !
Puis cette affection qu’en penses-tu ?
La classes-tu dans l’oublie ?
Me répondras-tu si je te demande,
D’être un peu plus qu’ami ?

J’ai

Dans Que des mots — Roxy à 8:02 pm

J’ai une petite étoile
Qui me surveille
D’une attention froide
Et trop lointaine

J’ai un gros soleil
Qui me réchauffe
D’une attention inégale
Et trop lointain

J’ai un petit coeur
Qui m’aime
D’une attention particulière
Et de juste assez près

September 19, 2005

Notre séparation ou La fuite

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:37 pm

Pour Denis Corriveau

Je te regardais, toi, si calme,
Je n’ai pas vu une telle hargne!
Puis, en autant d’éclat fracassé,
L’assiette se brisa, sur la céramique,
Tes paroles se brisèrent en moi.
Les propos dont tu me couvrais,
Ont brisé le reste de mes forces.
D’une voix faible et effacée,
Je t’annonce mon départ prochain.
Je me sens tellement épuisée!
Je ne peux plus lutter contre toi,
Ni contre mon esprit et mon cœur!
J’affaiblirais ton estime pour moi,
Comme tu me l’as fait comprendre.
Le sang sur le sol, le rouge colère,
La récrimination dans tes yeux,
Je me sens lasse de tout cela.
Je ne pouvais plus lutter contre moi !
Mes nuits sans sommeil, seule.
Mes nuits pleines de larmes, seule.
Mes amis loin là-bas et moi seule.
Devant ta tempête, ta colère,
Je réponds une dernière fois papa :
« Ce n’est pas grave, je pars ! »

Monsieur Harvey ou Le grand homme

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:33 pm

Pour Monsieur Guy Harvey

Je prends quelques lignes,
Pour vous dire Monsieur,
Que vous êtes un grand homme.
Un homme au grand cœur.

Je ne peux vous dire Monsieur,
Comment vous m’avez été utile,
Que par vos mots réconfortants,
Que par votre présence apaisante.

Je voulais seulement vous dire,
Que vous m’avez permis de vivre.
Mieux vivre et vivre vrai,
Par de simples gestes.

Pour tous ces moments noirs,
Pour tous ces torrents de larmes,
Pour toute cette tristesse, ce chagrin,
Que vous avez recueilli.

Je ne saurais jamais vous dire,
Combien je vous remercie Monsieur,
De ces gestes à mon égard,
Même s’il vous paraissait normal.

Car sans vous, je ne serais pas ici,
Malgré certaines souffrances, encore.
Aujourd’hui à écrire ces mots,
Car je serai simplement disparue.

September 18, 2005

La petite Iris

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:32 pm

Pour Denis Corriveau

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, ça fait ci longtemps
Une jeune fille qui ne comprenait pas
Pourquoi son papa, en silence, l’emportait
Dans la cours du voisin d’à côté ?
Puis disait à Iris à voix basse
« Ta mère est ici, j’en suis certain »

Iris, ta maman trompe ton père avec le voisin
Seulement 11 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, cette colère immonde
Un père au visage déformé qui criait
Pourquoi sa femme n’était pas là ce soir
Et que faisait-elle dans la chambre du voisin ?
Puis disait sans pitié à cette femme
« On va faire un marché Johanne »

Iris, ton père te demande d’être témoin
Seulement 11 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, de ce papier cruel
La jeune fille main tremblante signa, des larmes
Pourquoi chacun pourrait voir leurs amants
Dans l’endroit qu’il souhaitait !
Puis tout le monde oublia pour leur conscience
« Ce n’est plus important chérit »

Iris, tu es bête ne pense plus à ça
Seulement 16 ans

Pourtant à chaque matin
Iris à des larmes
Pourtant à chacun des mots
Iris à des larmes

Iris, tu as peur de faire confiance
Les gens sont parfois tellement méchants
Seulement 16 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui et j’en pleure
De ma jeunesse, de cette séparation
Pourquoi les couples ce brise-t-il toujours
Dans ma tête, dans mes histoires
Puis le soir je me dis à moi-même
« J’aimerais tellement, tellement… »

Puis cette petite Iris meurt
De ne pas réussir
Elle a 20 ans

September 16, 2005

L’homme et la guitare

Dans Que des mots — Tags: — Roxy à 1:00 am

Pour Éric Marin

D’un pique assuré, tu frôles les cordes de mon amour.
À chaque été toujours se murmure prometteur,
D’une ballade à mon égard, d’une chanson d’amour.
Frôlant le bois, une musique se fait entendre,
Tes yeux effleurant les miennes, je m’y suis perdue.

Ainsi depuis quatre étés, mon corps demande,
Ainsi depuis le soleil, je ne peux lui donner,
Ainsi depuis la chaleur, mon âme se perd,
Ainsi depuis la fin, j’attends le début.

La distance entre nous maintenant amoindris,
J’entame le deuxième couplet de cette ariette.
Toi toujours occuper à régler tes accords,
N’espérant rien d’autre que ta voix qui m’emplit,
Car ta musique m’a déjà conquise, depuis le début.

September 12, 2005

La femme

Dans Par définition — Roxy à 9:02 pm

Ce n’est que la vie
J’invente des grands mots
Pour me définir
Mais je ne reste finalement
Qu’une femme de chaire
Qu’une femme d’envie
Qu’une femme de rêve
Le paradis c’est mes sommeils
Et l’enfer mes éveils
Lunatique, l’horloge avance
Au grès des tempéraments
Mes mains divaguent
Le froid qui a gelé mes jointures
Disparaîtra sous mille soleils
Tu me donnes envie
De renaître dans tes bras
Chaque matin, champs de blé
Pourtant, je reste dans ce gris
Triste est ma réalité
Ce n’est que la vie

Le rendez-vous manqué

Dans La poubelle — Roxy à 2:26 pm

Je ne te dois rien!
Même pas un rendez-vous!
Pas même un rendez-vous…
Ma présence d’esprit,
Me guide sur d’autres pas,
Sous d’autres porches,
Sous d’autres voix,
Vers d’autres gentilshommes!
Avec des baisés frivoles,
Ou des nuits torrides!
Tu ne me connais pas vraiment!
Je ne te connais pas du tout!
Comme peux-tu t’être attaché…
À une image, à des mots?
Je t’ai parlé une dizaine de fois…
Pas plus, pas moins!
Plus par divertissement,
Qu’intérêt!
Je te trouve sympathique…
Pas plus, pas moins!
Je suis désolée apparemment,
Pour toi c’est autrement.
Je m’en sens flattée, bien sûr,
Mais mal à l’aise aussi.
Alors peut-être en ami ?
Un prochain rendez-vous…
Où tu ne seras pas jaloux!

Soldat aux armes

Dans La poubelle — Roxy à 2:26 pm

Une horreur décadente.
Une erreur, des cas dans cette guerre.
Un soldat au champ,
Soldats aux portes,
Près du paradis est l’homme.
Père a dit de celui-ci :
« L’humain, le sang, le gland
Humant sanglant le froid. »
Puis l’arme pointe l’air,
Pour larme pointe aux yeux.
La vie, test sur terre, homme,
Il est mort de testostérone.
Coq au lit, qu’aux yeux clos,
Jamais ils m’ouvriront,
Pour d’autres guerres,
Car il a échoué !


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