Le cadre ou Mon ciel
Quelques fois, mon ciel m’apparaît tellement bleu,
Que la ligne excessivement sombre de la terre,
Contraste avec le doux éclat de mes rêves.
Je me perçois si solide que ce monde grotesque,
Ne peut plus ni m’atteindre, ni me toucher.
J’ai la sensation que soudain mes soleils d’hiver,
Brillent autant que les feuilles de l’automne.
Alors, je me déploie dans le vent les yeux clos,
Le sourire aux lèvres, tournoyant sur moi-même.
L’innocence de ces instants me comble tant et si bien,
Que je me sens libre et pleinement vivante.
Je m’étale hors de moi par mon âme débordante,
Puis reste cloîtré à l’écart la réalité qui me blesse.
Maintenant loin des humains esseulés, tristes et effacés,
Maintenant loin de leurs questionnements, de leurs peurs,
Je me sens paisible et à ma place dans ce cadre.
Sans ces marionnettes désarticulées et soumises,
À une société vide, incomplète et incertaine,
Je respire mon bonheur et oublie le reste.
Je trace mon chemin en suivant ma voie.
Veux-tu tendre la main et venir avec moi?