De nouveau sur ma mer
Pour Charles Olivier Tollah
La mer vaporeuse s’étend au zénith,
Mes pupilles reçoivent une information,
Saccadée, retournée, elle m’envahit froidement.
Mon bateau houleux s’est perdu sur une plaine,
Des vagues ou des montagnes qui se percutent.
Mon corps écartelé voudrait bien s’effacer.
D’un décor plein de souffrance,
Trop tortueux, trop évaporé pour ma mémoire.
Puis, je crie!
Mais mon silence m’éclate par son vide.
La tempête me dévaste; déraciné de mes choix.
Mes sommeils seront trop blancs, torturés.
J’aurais souhaité ne pas entendre ta voix.
Trop chatoyante, trop chaude pour mon hiver.
Pour m’interpelles-tu maintenant?
Je m’étais enfermée dans ma tête, loin de toi.