Le mutisme
Pour Charle Martin
Au plus profond de ma fibre,
Sans cesse me tenaille un vide,
Que je tente d’étouffer.
Et mon corps toujours se tend,
Pour envoyer mes pensées vers toi.
J’espère, ici, dans mes souffrances,
Que tu perçoives mes cris silencieux.
J’attends en mutisme ta réponse,
N’en ayant aucune, jamais,
Je sombre sans mes rêves,
Dans des jours trop communs.
Puis j’entends ta voix sur Roussel,
Notre histoire dans celle d’Hellman.
Et je m’éteins dans ces mots.
Loin de nos mémoires, de tes bras,
Toujours, maintenant, avec des regrets,
De ta présence, toi, le fantôme,
Et d’avoir encore échoué.