Ça sent le printemps, les voitures cacophone différemment
La neige fond sous nos pieds, les gens semblent se réveiller
La longue attente de l’hiver, quitte doucement l’atmosphère
Gens laissez la lourdeur, car revient la verdure des chaleurs
Les jupons fleuris, quel plaisir deviendront bientôt des bikinis
Entre mes lèvres qui tremblent trop,
Et mes larmes salées trop distantes,
Je n’entends plus rien venant de toi.
Rien de ses mots que tu m’as promis.
Les mouvements saccadés dans mes yeux,
Comme un stroboscope psychédélique,
Augmente le battement de mon cerveau.
Et mon corps se repli sur lui-même.
Je veux fermer les yeux sur ceci,
Mais la lumière persiste dans le noir.
J’ai toujours mal, encore plus mal.
Et je soule ses histoires pour oublier,
Oublier que je m’oublie trop parfois.
Les lèvres cousues au fils de fer,
Je ne peux plus crier cette rage,
Et le flot de mes paroles m’embrume.
Coincés dans mes yeux, en tempête.
Les éclaires s’acharnent sur moi,
Égarant ce qui reste de mon âme,
Détruisant tout mes paisibles dessins.
Alors que j’aspire aux nuits étoilées.
Cette route.
Chemin à prendre?
Envie d’aventure.
Le temps est plaisant,
Les arbres se refeuillent.
Cadeau du printemps?
Mauvais tour de l’hiver?
Les oiseaux s’envolent.
Aucune cage,
Mais aucun vent.
Attendre à demain?
Pour Denis Corriveau
Quand j’étais une petite gamine,
Je me suis trompée dans mes histoires.
J’ai quand même décidé de rester sur cette lignée,
Comme je ne savais pas très bien où aller.
Sans jamais me plaindre d’une vie décousue.
Je pense que quelques fois je t’en veux,
Mais ce n’est pas juste toi, c’est aussi eux.
Puis je me dis que ce n’est pas si grave que ça,
Que j’aurais pu plus mal tomber papa.
À force de m’effacer de la vie,
Je me suis sentie transparente partout.
Puis je voulais me faire écouter,
Sauf que j’ai oublié comment parler.
Puis tous mes mots se sont mis à m’étouffer.
Quand j’ai tout fait sortir ce qui me brisait,
Ça s’est trop bousculé sur le bord de ma tête.
Je me suis retrouvée gribouillé un peu partout,
J’ai dû tout regrouper dans mes crayons.
Je suis devenue le meilleure de moi-même.