Je m’évade, j’explore chaque recoin de l’univers. Puisque j’ai du temps à laisser filer… Je me suis dit, c’est maintenant, tout de suite. Et dans cet état d’esprit, je n’ai plus rien. Plus de peur, de crainte, d’angoisse. Je sais que si je me perds, quelque part entre mon corps et mon âme. L’adrénaline me submergera et je regagnerai, ce chemin que mon esprit laisse tracé. Je reviendrais à la source, à mon commencement. Puis je regagnerai ce corps qui m’enveloppe, après avoir visité chaque désir qui habite ma pensée.
Quelle est cette étoile qui m’illumine, celle qui fait que je n’ai aucune heure de sommeil pour reposer mon âme tourmentée ? Ces larmes rongent ma vie ; Ces larmes de tourment qui ravage tout jusqu’à ce qu’il ne reste que ces tristes mots : Je t’aime. Comme l’eau fraîche sur ma peau, le vent tiède dans mes cheveux et le soleil qui brille dans mes yeux. Je t’aime ! La lune écoute encore mes poèmes d’amour pour toi, mais elle s’exaspère de ma bêtise. Je t’aime… mon coeur a beau être un cratère de souffrance et rempli par des rivières de sel. Je t’aime…!?!
Si un jour je devais atteindre les étoiles, c’est près de toi que je voudrais le faire. Si je devais aller en enfer, c’est une bêtise pour toi qui en serait la cause. Si je visitais le septième ciel, c’est près de toi que je voudrais le faire. Si je devais choisir une personne pour vivre seul sur cette terre avec moi. Tu seras de loin mon premier choix. Et si je venais qu’à te perdre, je ne serais qu’une énorme boule de tristesse.
Assise seule sur un banc par une douce journée d’automne nostalgique. Mon coeur pleurait la solitude du temps. Je regardais les feuilles se faire bousculer par le vent léger et frisquet. Puis dans l’éclat d’un rayon de soleil qui perçait les nuages. Un oiseau descendait lentement vers une petite branche vide près de ma main. Gris de tristesse étaient ses plumes et noir profond était ces yeux. Il me rappelait ma vie seule et vide d’amour. Une larme perla près de mon œil ; Je l’essuyai rapidement et systématiquement avec un de mes doigts crispés. Quand je reposai ma main sur mon genou, l’oiseau engorgea ma larme dans son bec acéré. Il repartit à voler vers le même rayon de soleil. Le lendemain ce même banc vert près d’un arbre qui a fleuri en automne. Un homme doux, souriant et affectueux qui cajolait lentement un petit geai : mon oiseau de solitude. Sur ses lèvres ma vie était étendue, dans ses yeux mon sourire était gravé.
Je ne sais plus quoi inventer pour t’aimer. Je ne sais plus quoi imaginer pour continuer. Toutes les montagnes sur le chemin, j’ai escaladé. Tous les lac, j’ai traversé. Qu’est qu’il nous reste, qu’il me reste ? Une chemin de terre gigantesque. À côté des montagnes et des lacs se n’est rien. Ce n’est qu’un chemin sans fin. Que nous traverserons jusqu’à notre mort. La mort de notre amour.
Devant la solitude d’un paysage dévasté par une pluie torrentielle, j’ai vu un homme se relever d’une chute de son coeur. Cet ange, cette déesse qui refusa par trois fois son amour, qui ne fait que le désarmer de ses sentiments, de sa vie. Le bonheur d’un homme est si dur à combler, mais si simple. Aimer et être aimé sont les seuls buts que nous cherchons tous. Puis j’ai vu cet homme se relever de cette chute. Son coeur en est resté faibli par cause de ce manque de tact. Belle, mais non aimante pour un homme promis. Belle, sorcière qui détruit la faible barrière d’un coeur. Ensorceleuse, tueuse, belle, âme débordante d’innocence. Pourquoi l’aime-t-il plus que la paysanne à la peau basanée, que la Bohémienne au jupon arc-en-ciel et au coeur chantant, que la danseuse au teint blanchâtre et à la vie mouvementée ? Pour cet homme cette femme cristalline est le bonheur. Il est si difficile à combler par cette belle, mais si simple.
Le rêve est le plus beau des voyages, je croyais rêver. Vivre un instant dans l’illusion ; L’illusion de flotter dans le vide d’un réel trop cruel que j’ai envie de fuir. Cependant, c’était vrai, je n’étais plus qu’une âme perdue entre la terre et le paradis, la frayeur et le bonheur. Je voyais le temps avancer sans moi. Le temps si cruel qui préféra me laisser mourir au lieu de briser la haine qui me laisse comme une image grise au milieu du monde trop rougit par le sang. Si au moins la perte de ma chair animée ne faisait pas de larme. Ces gens qui m’ont aidé à avancer, à accepter l’âme trop débordante que ma peau tentait d’envelopper. Tous ces gens que je vois enfin de l’intérieur où la vérité reste trop souvent étouffé. Et, ses coeurs brûlants ardemment avec des failles trop béantes pour les remplir d’amour. Puis mon coeur dans ses trépas qui l’ont trop meurtrit et cette glace qui l’envahit après mon arrêt de vie, mais cela ne l’empêche pas d’être brisé en mille mites surtout à cause de ces amours déraisonnables pour lesquelles j’ai tant donné, trop espérées, mais surtout déversé des rivières de tristesse et des pluies de larmes.
Une nuit je marchais sous les grands chênes de ma forêt. Fée de nature, je cherchais la tristesse pour la réconforter. Je l’ai trouvé près d’une rivière sortie de son lit tant les larmes l’avaient gonflée. J’ai mouillé mes pieds dans l’eau gelée et mordante afin de me rendre au chevet de celle-ci. La tristesse était là seule, oubliée, et des flots de perles salées coulaient pour rejoindre un grand lac. Il me vit et eut peur. Il eut honte un instant de loger la tristesse, mais un coeur est un coeur et n’est point insensible à la douleur. Nous amassons toujours un peu de blessures dans les yeux des autres afin de leur donner un espoir nouveau. La tristesse, elle, me vit et s’éteignit un peu. Une fée aide les gens en besoin. Vous ne les voyez pas toujours. La tristesse avait compris que j’étais venu pour elle. Elle me sourit et disparut, mais pour combien de temps… même un être irréel ne le sait.
Ne pleure plus.
L’amour c’est comme un vague de fraîcheur qui remonte jusqu’à la cime de tes racines… une boule de chaleur qui brûle ardemment au fond du coeur. C’est des nuits seules oubliées pour se rappeler les moments de tendresse… des journées ensoleillées jusqu’au plus profond de notre âme. C’est un sentiment que l’on aime partager et protéger à jamais… Une raison de vivre qui te permet de vouloir affronter tous les dangers possibles. C’est quelque chose qui donne envie d’avancer, de continuer, de foncer et d’oser… de dire un grand merci à quelqu’un pour le temps qui t’accorde. Ce n’est pas que d’avoir un être à aimer… ça se partage avec un ami.
Puis sur cette montagne elle se tenait droite et fière. Regardant au plus profond de ses yeux, on pouvait voir son coeur. Il battait à rompre le silence dans un amour immortel pour lequel elle ne se lassera jamais. Puis le vent soufflait dans ses ailes froissées qui laissaient des plumes s’évader. Les mains tendues vers lui, les mains emplies de gratitude. Pour un homme, cet homme pour lequel elle s’enamoure. Lui percher sur son nuage, les ailes déployées prêt à s’envoler vers la déchéance si quelqu’un venait vers eux. C’était un amour pur, mais un amour impossible. Ange et démon sont trop différents. Selon qui ? Selon tous ! La dégradation de ce monde est l’incompréhension. Eux ils ont compris et il se moque de vos murmures. Ils s’aiment malgré leurs vies, leurs histoires, leurs êtres.