Par Charles Martin
Ralentir
Avec toi
Dans un monde oublié
Jusqu’à l’arrêt
Le point où rien ne bouge
Nos souffles synchronisés
Je n’ose plus ouvrir les yeux
La terre doit encore tourner
Mais d’ici
Rien n’y paraît
Magicienne
Tu as su figer le temps
Au moment précis
Où mes pensées
Répétaient ton sourire
Mantra
Libérateur d’esprit
Par Charles Martin
Les mots se bousculent
L’encre défile
Je t’ai retrouvée
À l’endroit même où je m’étais perdu
Tu gisais donc là
Ange éphémère
Par delà le fleuve noir
À soigner tes blessures
À l’abri des regards
Tu recousais tes ailes
Au premier coup d’oeil
Ce n’était pas toi
Enfin, oui
Dans une autre phase
Je ne te cherchais plus
Je te trouvais sans cesse
Le souffle coupé
J’ai touché ta main
Pauvre mortel
Enchanté par l’aura bleue qui t’entoure
Je suivrai tes pas
Au rythme des jours
Par Charles Martin
J’ai fermé les yeux
Réflexe acquis
Quand mes doigts
On retrouvé ta nuque
Perdue jadis
Dans un livre effacé
J’ai inspiré
Profondément
Avant de me perdre en projections :
Le simple contact
De ta peau chaude sur mes paumes
A servi de tremplin
À cette chrysalide en essor
Je ferai de ce moment
Un battement éternel
Si j’ouvre les yeux
Je verrai encore tes ailes?