Roxanne Fanny Corriveau

Vivre simplement

August 18, 2007

Fausse impression

Dans Suspence — Tags: — Roxy à 5:31 pm

Amy avait fait deux pas dans la pièce mal éclairée. Elle était ici il y a quelques heures à peine et il y avait plein de gens qui riraient et parlaient fort. Pleins d’hommes qui lui offraient des verres. Elles devaient souvent les accepter avec un sourire et les laisser de côté tellement c’était fréquent. Ça faisait deux semaines qu’elle avait débuté son emploi de barmaid. Elle était déjà tannée!

Elle avait dû revenir, car elle avait oublié son portefeuille. En retard dans la salle des employés, elle se mit à hurler son soul. Son patron étendu par terre, du sang coulant sur son visage. Elle se retourna et partit vers le téléphone pour appeler les secours. Comme elle se sentait mal à l’aise dans le bar, elle sortit à l’extérieur afin d’attendre la police.

À leur arrivée, elle les apporta là où elle avait vu Jérémie étendu, mais il n’y était plus et qu’il n’y avait aucune trace de sang. Rien ne semblait être dérangé.

Le lendemain, elle entra travailler comme elle le faisait tous les jours. Au lieu que ce soit Jérémie, c’était Katrina, sa copine qui était là. Elle lui disait qu’il était malade et reviendrait sous peu, il avait besoin de vacances. Amy parla de sa soirée avec d’autres employés, mais il lui disait tout qu’elle avait bu beaucoup cette soirée-là, que son imagination devait lui jouer des tours.

Quelques jours plus tard, les photos de Jérémie disparurent. Puis, Katrina montra des photos d’un inconnu à la nouvelle barmaid en disant que c’était Jérémie, le propriétaire. Des photos de cet homme apparurent un peu partout dans la salle des employés. Après quelques mois, l’homme entra dans le bar, faisant comme si c’était Jérémie.

Aimy savait pourtant que ce n’était pas lui. Elle alla voir la police. Leur rappela l’événement qui était arrivé plutôt. Elle leur dit qu’elle avait vu Jérémie mort sans vie étendu sur le sol avec du sang sur le visage. Les policiers lui promirent de faire une enquête.

Des policiers se présentèrent au bar sur plusieurs fois. Ils posaient des questions aux employés, à Katrina et au présumé Jérémie. Puis, un jour, un policier qui ressemblait à l’image qu’Amy se faisait du vrai se présenta à elle. Il lui dit que Jérémie était bien le vrai, qu’il avait eu un accident récemment, mais que maintenant tout allait bien. Qu’il pourrait lui paraître étrange dans sa façon d’être à cause de celle-ci, mais qu’elle ne devait pas s’inquiéter!

January 1, 1984

L’accident

Dans Suspence — Roxy à 1:00 am

Il faisait très noir cette nuit-là, noir profond comme le plumage du corbeau. La fumée accumulée des cigarettes que fumaient ces amis l’étouffait et lui brûlait la rétine des yeux tellement elle était intense. Personne ne portait de montre et la sienne était désormais brisée. Tous ces amis s’étaient regroupés au chalet de son amoureux afin de fêter son anniversaire. Évidemment, chacun savait ce qui était prévu, on lui avait fait la bascule au bout du quai quand elle était arrivée. Sa montre avait donc arrêté à 18 heures et 39 minutes ; L’heure exacte de sa naissance.

Pendant qu’elle était allée à la toilette s’asperger la figure d’eau fraîche, les autres ramassaient les bières et les verres qui traînaient à l’extérieur. On annonçait une énorme tempête et il y avait risque de tornade, donc la radio déconseillait aux gens de resté dans les lieux isolés en cas de danger extrême. Quand elle eut enfin fini, elle releva la tête rapidement à cause d’un bruit aigu, qui venait de dessous l’évier, et se cogna sur une armoire du haut. Elle sortit donc lentement de la salle de bain. Quelqu’un lui demanda si elle allait bien, mais elle ne se souvient plus qui s’était trop vague.

Alors qu’elle sortait, son automobile s’approcha lentement. Son amoureux l’attendait à l’intérieur et il avait décidé qu’il conduisait. Puisqu’il avait dépassé la limite d’alcool permise amplement, elle avait insisté assidûment pour qu’il lui laisse le volant. Après quelques minutes, elle finit par gagner, car son amoureux s’était endormi sur le criard. À cause du choc que son coup à la tête lui avait procuré, le son lui sembla lointain et difforme dans ses oreilles. De plus, elle avait une petite migraine qui l’agaçait. Elle poussa rapidement son amoureux sur le banc du passager et s’assit. Dès qu’elle eut tourné la clé dans le contact, elle partit de l’avant dans le chemin cahoteux. De plus, il était mal éclairé et les lumières de l’automobile étaient mal nettoyées. Elle devait chercher la route en forçant les yeux, mais la fumée de la fête lui avait embrouillée et fatiguée. Elle accrochait sûrement beaucoup de roche, car elle entendait des bruits sourds qui venaient d’en dessous de l’automobile.

Distraitement elle regarda sa montre, mais se rappela qu’elle était brisée. Pendant ce moment d’inattention, quelque chose frappa le côté droit de la voiture très fortement. Par réflexe vers la gauche et elle se précipitait directement dans un énorme précipice. Elle lançait alors un cri désespéré et appuyait très fort sur le criard de façon saccadée, on aurait dit que le criard retentissait en écho dans sa tête.

Son amoureux se vira alors vers elle est lui parla calmement. « Cathy, Cathy réveille toi ! Ton coup sur la tête t’a fait virer folle… Quelqu’un t’avait demandé si tu allais et tu as dis oui, mais comme tu ne venais pas j’ai pesait sur le criard pendant 5 minutes et j’ai décidé de venir voir si tout allé. Après quelques minutes à bûcher dans la porte, j’ai décidé de défoncer. Aller vient les autres sont devenues fous et joue des musiques en canon avec leurs criards. »

Ce jugement pour Gabriel

Dans Suspence — Roxy à 1:00 am

Le fils du juge Talbot avait sauvagement attaqué alors qu’ils revenaient d’une fête sur sa moto avec sa bien-aimée. Le juge avait aussitôt juré que, dès qu’ils seraient arrêtés, ses jeunes payeraient cher la perte de la jambe de son fils et la mort de la copine de celui-ci.

Gabriel avait toujours été un garçon enjoué et plein de vie, mais, depuis l’accident, il ne faisait plus que tourner en rond dans la chambre d’hôpital. Il se plaignait, car son père ne pouvait pas juger les jeunes qui les ont attaqués lui et son amour perdu à cause de leurs liens de parenté. Même si lui et son père avaient toujours eux beaucoup de différends, il voulait que ce soi lui qui leur rende la sentence. Gab voulait que les jeunes paient pour la mort d’Emma, son amoureuse. Évidemment, les enquêteurs cherchaient et trouvaient de plus en plus d’indices, mais il restait toujours à trouver qui avait tout dirigé. Les interrogatoires avaient tous été faits, mais aucun des jeunes ne semblaient connaître le mystérieux homme qui leur avait demandé de tuer Gabriel. Certains avaient reçu leurs ordres par téléphones et d’autres par courriel ou par la poste, mais bien sûr chacun avait pris soin d’effacer les preuves. Un seul avait gardé sa lettre, mais les inspecteurs ni trouva aucune empreinte. C’était sûrement quelqu’un qui en voulait mortellement à Gabriel ou à son père, le magistrat Talbot. Donc, on se mit à enquêter du côté des criminels qui ont été en prison grâce à Monsieur Talbot. Pour des raisons de sécurité, la police plaça un agent près de la chambre de Gab. Cela donnait l’impression à Gabriel d’être lui-même un prisonnier. Ce fut lors d’une douce soirée que l’une des infirmières qui entendit un crie perçant par-dessus la musique. Donc, elles accouraient en toute vitesse pour voir ce qu’il se passait. L’agent était étendu sur le ventre un couteau enfoncé dans le dos. Du sang coulait partout sur le sol de granit blanc et le long des murs beiges. Gabriel lui avait une plaie sur l’épaule d’où sortait abondamment son sang qui tachait ensuite la pâle couverture qui le réchauffait. Vers deux heures du matin, les policiers recherchaient encore des emprunts. Ce serait le dernier incident qui arriverait avant le procès des jeunes qui avaient attaqués Gab, il était primordial de trouver la personne qui voulait la mort du jeune homme avant ou tout simplement des preuves de son existence. Quelques jours plus tard, les jeunes eurent une charge moins lourde que prévu : ils devaient vivre dans une maison de redressement jusqu’à 18 ans, 100 heures de travaux communautaires et un suivi pendant 2 ans de chacun.

Cependant, ce qui fut un drôle d’effet à tout, c’était quand le juge Talbot se leva et fixa son arme sur son propre fils. Il avait crié pour que tout le monde l’entende : « Ceci est mon jugement pour Gabriel ». Deux coups de fusil se firent entendre, l’un toucha le bras de Gabriel et l’autre tua… maître Talbot en le touchant droit au cœur. Certains disent que le juge croyait Gabriel responsable de la mort de sa mère environ 1 an plutôt dans un accident d’automobile dans lequel Gab conduisait. Il n’avait alors que 16 ans et venait d’acquérir son temporaire.

Fille de joie

Dans Suspence — Roxy à 1:00 am

Elle avait enfin trouvé un autre manoir de l’autre côté de la montagne. Cette course infernale l’avait complètement épuisé. Dame Katia Courivaud s’écroula devant la porte dans un bruit net et silencieux, mais finalement le maître de la demeure la trouva évanouie à son retour de l’église. Il l’apporta dans son salon où un foyer était allumé puisque la femme corps de la femme était dangereusement gelée. Il savait qu’elle pourrait être une des filles de joie du manoir voisin. Elle se mit dans murmure faible à lui raconter une histoire un peu dégradée par sa fièvre divagatrice. L’homme en retint quelques phrases qu’il nota sur une feuille. Il voulait plus tard reconstituer ce qu’elle avait dit.

Ce matin, d’immenses nuages de pluie couvraient le ciel entièrement. En chemin vers le manoir du fiancé de sa sœur, une roue de la carriole s’était enlisée dans la glaise et, quand les escortes l’ont libérée, le bois avait fendillé et courbé. Katia avait donc continué le chemin à pied, avec certains de ses hommes de main, vers un manoir inconnu. Malgré le mauvais temps, elle avait remarqué le bon goût de son hôte. Des fontaines ornaient le balcon de chaque côté, au pied des larges fenêtres en arche. Des jardins d’églantines jonchaient le chemin et des saules pleureurs dominaient la façade du manoir. Ce manoir qui était lui-même très remarquable pas la blancheur neige de ses murs et par les larges rideaux bourgogne des fenêtres qui ajoutaient un contraste grandiose. Katia croyait avoir enfin trouvé un endroit convenable pour s’abriter et se reposer avant de repartir. Une de ses escortes était allée demander l’hospitalité. Environ une heure plus tard, s’était présentée à la porte une belle femme aux traits enchanteurs d’une fée qui seulement par un sourire détruisait la beauté de Dame Courivaud qui est elle-même d’une joliesse inouïe. La belle finit par dire de sa douce voix chatoyante :

- Que puis-je faire pour vous ?
- Dame Katia Courivaud, ma maîtresse, demande hospitalité dans votre demeure, répondit le valet quelque peu étourdit par la dame qui se tenait devant lui.
- Que son vœu soit exaucé !

Alors, Katia arrêta d’admirer la colonne qu’elle observait avec un intérêt grandement connaisseur dans la décoration de demeures et entra dans ce merveilleux manoir. Elle fut alors encore plus enchantée en voyant la décoration intérieure de cette grande demeure. Il y avait là des œuvres d’art, des sculptures, des peintures connues du seizième siècle qu’elle ne savait pas reconnu par les peuples de la Nouvelle-France. Une autre femme tout aussi belle que la première logea les escortes de Dame Courivaud dans des chambres, pendant que Leslie, la servante qui les avait accueillis, dirigeait Katia dans une autre pièce.

- Je vais vous préparer à la rencontre avec mon maître madame, dit Leslie.
- Quand aurais-je l’honneur de le voir ? Interrogea Katia.
- Au dîner.

Leslie se mit alors à boucler les cheveux noirs de Katia et lui fit enfiler une robe couleur vin au long décolleté décoré de dentelle noire et de perle au reflet rose crème. Quand elle vit pour la première fois le maître de maison, il était assis au bout d’une grande table ornée d’ivoire. L’homme se retourna vers elle pour lui souhaiter la bienvenue et elle en resta paralysée sur place. Devant elle, se tenait le plus bel homme qu’elle avait vu jusqu’à ce jour. Grand, à la peau légèrement brunit par le soleil, sûrement par de grande journée de chasse, aux cheveux noir jais et aux yeux du bleu éclatant qui rendait son regard impossible à soutenir et même à vous en faire rougir. De jalousie si s’avérerait que vous soyez un homme et de gêne si vous êtes une femme. Il répéta alors sa phrase de sa voix mielleuse puisqu’elle ne semblait pas l’avoir compris.

- Que madame soit bienvenue dans ma demeure.
- Merci, répondit Katia avec une politesse émerveillée.
- J’espère que votre séjour vous plaira, répondit l’homme en ricanant et en soutenant le regard de Katia en attendant sa réaction.

Soudain Katia se posa des questions. Partout, elle ne voyait que de belle femme au trait plein de grâce et de beauté. À la table où elle était assise, le seul homme qui était visible était le propriétaire de la demeure, les vingt autres personnes étaient des femmes ou des adolescentes.

- Où sommes-nous ? Questionna Katia.
- Vous ne l’aviez pas encore devinez, dit l’homme en hochant la tête. Dans la maison du plaisir et cette maison sera la vôtre pour le restant de votre vie chère dame.

La réponse fut accompagnée par les rires des autres femmes et ses rires se mirent à tourbillonner dans la tête de Katia. Puis, Katia se leva et se mit à courir. Ayant regardé tout ce qu’elle voyait avec attention, elle retrouva facilement la sortie. Dehors, elle prit la fuite vers la forêt qui l’abriterait des regards plus facilement. Elle fut poursuivie par des écuyères jusqu’à la frontière du manoir puisque après elles n’étaient plus protégées par la position élevée de leurs maîtres. Ce qu’elles auraient pu faire, auraient pu être punis par quelqu’un d’autre de moins protecteur et permissif à leurs égards.

- Personne, jamais personne ne croira à votre histoire ! Cria une d’entre elles.

Pourtant, un homme l’a cru, cet homme qui lui a offert son hospitalité quand elle n’avait l’air que d’une mendiante évanouie sur le perron d’un riche marchand de la Nouvelle-France. Katia prit du temps à se remettre de son aventure, elle ne s’était même jamais rendue au mariage de sa sœur et aucun valet ne put annoncer sa disparition, car eux-mêmes avaient disparu. Les autorités avaient retrouvé la carriole avec les deux hommes qui la gardaient dévorée parce que l’on croyait des loups. Dame Courivaud fut donc annoncé comme mort à sa famille. Tous le croyait jusqu’au jour où toute la famille reçue une invita pour le mariage de Dame Lucia Vertès et que tous s’y rendit. Le jour du mariage, on remit à chacun l’histoire « Fille de joie » et chacun sut la vérité.


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