Avec Daniel Godreau
Comme s’il y était,
Au fond d’un azur étoilé,
L’ange entêté se ruait,
À travers les nuages.
Un trop-plein de respires étouffés,
Par cette voix grésillante,
Et ses yeux faussement télescopiques,
Teints en noir l’entre de nos paupières.
Puis l’ange éteint, s’arrête,
Pour l’aurore battante.
Typhon et sacrilège se jettent,
Sur la terre tremblante.
Ainsi par décadence du vent,
Ses cheveux sauvageons s’entretuent.
Inspirant la puissance de la nuit,
Il chavire la mer et aspire,
À tout déchaîner de sa furie,
Afin d’atteindre un simple moment de répit.
Avec Charles Martin
Voyez le déchirement
D’être seul un autre instant
Les murs que j’ai construits
Apportent un autre jour de pluie
Étrange de penser qu’un jour
Le rythme ralentira
Jusqu’à en perdre la voix
Le silence
Brisé par l’interférence
De ma propre conscience
Cette artisane de mon malheur
Source de mes peurs
Je glisserais bien dans l’abandon
Trop peur d’en faire souffrir d’autres
Par cette présence effacée
Un cri s’interpose
Conscience
J’existe, mais la pluie tempête
Je disparais derrière mes nuages
Lentement
Avec Isabelle Tremblay et Matthieu Frédéric Girard
Chargé de clameur archangélique
Je te juge
Les pleurs de Jésus ne résonnent plus
Tes péchés ne seront plus excusés
Tes vilenies vont te coûter
Bien plus que l’éternité
Sans détour
Je te juge
Irrémédiablement piégée
Actes infidèles élargis
Ne détourne plus
Je te tiens
Et je juge
Je t’aime de la vie
Destruction fracassante
Vérité désavouée
Je te juge et condamne
L’oubli éternel, sans plus de pitié.
Je te juge
La pitié hors de vie
Je te juge
Puis j’en meurs
Avec tout ce que je suis
Rien
Les néants sordides du jugement
Ta réponse à ma fureur
Les vérités enamourées
Je juge
Où rien n’y paraît
Capacité de juger
De te condamner