Roxanne Fanny Corriveau

Vivre simplement

August 21, 2008

Reconnait-moi

Dans Discussion sans retour — Roxy à 8:16 pm

Mon coeur ne cesse de geindre.
Devant autant de paroles,
Je me sens inerte, morte,
Dans mon âme, dans mon coeur.
Comme si jamais je n’avais été
Comme si je n’étais pas.
Sans importance.
Qu’un tas d’os et de chairs.
Puis doucement, je me détache.
Puis lentement, je m’efface.
En catimini, invisible.
Je souffre de ce refus,
Je m’offense et j’en souffre.
Je ne demande pourtant,
Que peu d’intérêt.
Seulement quelques mots.
Seulement du respect.
Un peu d’admiration.
La fierté de notre lien.

August 18, 2008

Ne m’écouter pas

Dans Discussion sans retour — Roxy à 7:40 am

Seule et détachée
Différente de l’ensemble
Les couleurs des envies
Ne laissent pas de traces
Sur vos murs de marbres blanc
L’ennuie
Une voix qui ne se rend pas
Arrêtée par des silences
Ou des mots brûlants
Près, mais si loin
Quand le temps revient
Perdu dans le vent
Les lèvres cousues
Sans aucun son
C’est mieux ainsi
Et je repartirais

March 2, 2008

Comment devenir soi-même?

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 1:00 am

Pour Denis Corriveau

Quand j’étais une petite gamine,
Je me suis trompée dans mes histoires.
J’ai quand même décidé de rester sur cette lignée,
Comme je ne savais pas très bien où aller.
Sans jamais me plaindre d’une vie décousue.

Je pense que quelques fois je t’en veux,
Mais ce n’est pas juste toi, c’est aussi eux.
Puis je me dis que ce n’est pas si grave que ça,
Que j’aurais pu plus mal tomber papa.

À force de m’effacer de la vie,
Je me suis sentie transparente partout.
Puis je voulais me faire écouter,
Sauf que j’ai oublié comment parler.
Puis tous mes mots se sont mis à m’étouffer.

Quand j’ai tout fait sortir ce qui me brisait,
Ça s’est trop bousculé sur le bord de ma tête.
Je me suis retrouvée gribouillé un peu partout,
J’ai dû tout regrouper dans mes crayons.
Je suis devenue le meilleure de moi-même.

January 3, 2008

L’apocalypse

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 11:30 am

Pour Denis Corriveau

Rouge sang.
Ce flot de paroles incessant,
Qui brise le cahot de sanglot.
Comme l’ange aux ailes brisées,
Qui glisse et s’enlise.
C’est la colère brûlante,
Qui me marque.

Moi qui m’étouffe,
Toi qui me blesses!

Bleu enneigé.
Puis, la froideur de cette absence,
Qui s’infiltre dans la chair.
Et les soubresauts qui gagnent,
Tout cela est incontrôlable.
De la rage et de la peine,
Qui me marque.

September 4, 2006

Simplement ami

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:43 pm

Pour Olivier Bastien et F.D.

Je voudrais que tu comprennes que je ne t’aimerais jamais,
Comme tu souhaiterais et que pour moi, tu n’es qu’un ami.
Bien sur que tu es joli, bien sur que tu m’amuses.
Des qualités que je recherche chez l’homme que j’aime.
Mais, je n’ai pas d’attirance, pas de papillon; d’étoile.
Je voudrais que tu me comprennes que rien ne sera jamais possible,
Mais mes mots tombent dans le silence et résonne dans mon coeur.
Tes yeux gardent toujours la même étincelle chaque jour.
Je me sens de plus en plus peinée par la situation.
Je ne sais plus comment te le faire comprendre.
Je ne t’aime pas d’amour, mais d’amitié.
Je suis désolée, sincèrement.

September 19, 2005

Notre séparation ou La fuite

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:37 pm

Pour Denis Corriveau

Je te regardais, toi, si calme,
Je n’ai pas vu une telle hargne!
Puis, en autant d’éclat fracassé,
L’assiette se brisa, sur la céramique,
Tes paroles se brisèrent en moi.
Les propos dont tu me couvrais,
Ont brisé le reste de mes forces.
D’une voix faible et effacée,
Je t’annonce mon départ prochain.
Je me sens tellement épuisée!
Je ne peux plus lutter contre toi,
Ni contre mon esprit et mon cœur!
J’affaiblirais ton estime pour moi,
Comme tu me l’as fait comprendre.
Le sang sur le sol, le rouge colère,
La récrimination dans tes yeux,
Je me sens lasse de tout cela.
Je ne pouvais plus lutter contre moi !
Mes nuits sans sommeil, seule.
Mes nuits pleines de larmes, seule.
Mes amis loin là-bas et moi seule.
Devant ta tempête, ta colère,
Je réponds une dernière fois papa :
« Ce n’est pas grave, je pars ! »

Monsieur Harvey ou Le grand homme

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:33 pm

Pour Monsieur Guy Harvey

Je prends quelques lignes,
Pour vous dire Monsieur,
Que vous êtes un grand homme.
Un homme au grand cœur.

Je ne peux vous dire Monsieur,
Comment vous m’avez été utile,
Que par vos mots réconfortants,
Que par votre présence apaisante.

Je voulais seulement vous dire,
Que vous m’avez permis de vivre.
Mieux vivre et vivre vrai,
Par de simples gestes.

Pour tous ces moments noirs,
Pour tous ces torrents de larmes,
Pour toute cette tristesse, ce chagrin,
Que vous avez recueilli.

Je ne saurais jamais vous dire,
Combien je vous remercie Monsieur,
De ces gestes à mon égard,
Même s’il vous paraissait normal.

Car sans vous, je ne serais pas ici,
Malgré certaines souffrances, encore.
Aujourd’hui à écrire ces mots,
Car je serai simplement disparue.

September 18, 2005

La petite Iris

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:32 pm

Pour Denis Corriveau

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, ça fait ci longtemps
Une jeune fille qui ne comprenait pas
Pourquoi son papa, en silence, l’emportait
Dans la cours du voisin d’à côté ?
Puis disait à Iris à voix basse
« Ta mère est ici, j’en suis certain »

Iris, ta maman trompe ton père avec le voisin
Seulement 11 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, cette colère immonde
Un père au visage déformé qui criait
Pourquoi sa femme n’était pas là ce soir
Et que faisait-elle dans la chambre du voisin ?
Puis disait sans pitié à cette femme
« On va faire un marché Johanne »

Iris, ton père te demande d’être témoin
Seulement 11 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui, de ce papier cruel
La jeune fille main tremblante signa, des larmes
Pourquoi chacun pourrait voir leurs amants
Dans l’endroit qu’il souhaitait !
Puis tout le monde oublia pour leur conscience
« Ce n’est plus important chérit »

Iris, tu es bête ne pense plus à ça
Seulement 16 ans

Pourtant à chaque matin
Iris à des larmes
Pourtant à chacun des mots
Iris à des larmes

Iris, tu as peur de faire confiance
Les gens sont parfois tellement méchants
Seulement 16 ans

Je me souviens, trop bien même
Encore aujourd’hui et j’en pleure
De ma jeunesse, de cette séparation
Pourquoi les couples ce brise-t-il toujours
Dans ma tête, dans mes histoires
Puis le soir je me dis à moi-même
« J’aimerais tellement, tellement… »

Puis cette petite Iris meurt
De ne pas réussir
Elle a 20 ans

August 16, 2005

Dix silences pour un kilomètre

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:30 pm

Pour Denis Corriveau

Je voudrais te dire
Que tu me manques
J’ai besoin de celui que tu étais
J’ai besoin de parler avec toi
Que nous mettions certaines choses au point
J’avais mal, même quand je te l’ai dit
Tu ne l’as pas compris
J’avais mal, même quand je souriais
Je gardais tout enfouis
Car tu n’écoutais pas, mes soupirs
Les problèmes ne se règles pas en se taisant
Certaines choses ne s’oublies pas
Nous devons les penser, les guérir
Toi, là-bas, moi, ici
La distance qui nous sépare
Et plus longue en silences qu’en kilomètres

August 14, 2005

Tu m’épuises

Dans Discussion sans retour — Tags: — Roxy à 10:25 pm

Pour Denis Corriveau

Toujours les mêmes paroles en ressortent
Toujours les mêmes reproches
Je ne suis que cette faute, moi seule
Toi, tu ne commets aucune erreur
L’imperfection de mes gestes
L’imperfection de mes contacts

Tu n’as plus de nouvelle de moi
Tu t’ennuies de ne pas savoir
Où je suis, ce que je fais
Je dépense mes énergies pourquoi
Toujours les mêmes reproches
Toujours et seulement moi

Pourtant si j’ose espérer
Bien sûr que je ne peux pas…
Mais pourtant si j’ose
J’écris quelques lignes pour toi
Pour me rapprocher de toi
Je n’en reçois pas autant

Amicalement, je débute pour toi
Avec enthousiasme de te parler
J’envois quelques lignes sur moi
Quelques pensées, quelques nouvelles
J’attends ta réponse avec impatience
Mais elle ne vient pas rapidement

Puis un jour, je vois ton nom
J’ouvre, je regarde, je lis
Aucunes nouvelles, aucunes discussions
Que des reproches, encore, que des conseils
Aucune amour, aucune amitié

De nouveau, je m’éteints
Je désespère au loin, dans ma tête
Où est l’ami, le confident, le père
Je n’écris plus, je n’ai plus envie
Ni aucun besoin de tes leçons
Je me sens bien sans elles

Je m’efface de ta vie
J’ai l’impression que tu le souhaites
J’oublie un peu tout ceci
Jusqu’au prochain mot qui me blesse
« Je n’ai pas beaucoup de nouvelle de vous »

« Ancien

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