Cette image découpée sur un pan de mémoire,
Elle vacille encore et couvre à nouveau mon iris.
Comment puis-je encore après tant d’années?
Tous ces mots qui se cherchent,
Et mes yeux s’exaucent comme un cauchemar.
Les souvenirs étaient plus clairs que ce présent donné.
Les hurlements, ces fanfaronnades, m’éteint,
Ce fond de silence n’arrive pas à le camoufler.
Mon envie de te toucher, de te sentir,
Étouffer parmi tous ces corps.
Pour Charle Martin
Ma cicatrisation ne se fait pas.
Toujours comme au premier jour,
Béante, je pense à toi,
Victime de mon indécision.
Et puis dans mes nuits,
Pourtant si froides de corps,
Tu me prends sans cesse,
Avec amour et plénitude,
Pour t’évanouir dans mes matins,
Où le quotidien reprend.
Dans mes mille routes,
Je vois tes yeux et ton sourire.
Dans mes mille rêves,
Je rage et tombe sous ma haine,
D’avoir encore perdu le chemin,
Qui me portait jusqu’à toi,
À mes réveils.
Pour Charle Martin
Au plus profond de ma fibre,
Sans cesse me tenaille un vide,
Que je tente d’étouffer.
Et mon corps toujours se tend,
Pour envoyer mes pensées vers toi.
J’espère, ici, dans mes souffrances,
Que tu perçoives mes cris silencieux.
J’attends en mutisme ta réponse,
N’en ayant aucune, jamais,
Je sombre sans mes rêves,
Dans des jours trop communs.
Puis j’entends ta voix sur Roussel,
Notre histoire dans celle d’Hellman.
Et je m’éteins dans ces mots.
Loin de nos mémoires, de tes bras,
Toujours, maintenant, avec des regrets,
De ta présence, toi, le fantôme,
Et d’avoir encore échoué.
J’essaie d’être heureuse tout de même,
Sans cet amour qui me presse.
J’ai des aspirations, des besoins,
Que je tarde à répondre.
Je me dis occupée par le temps,
Trop de rêve sans sommeil.
Pourtant, j’ai eu des hommes,
Sans réussite, trop de difficulté,
Trop de « je ne suis pas là »,
Que j’aurais pourtant souhaité.
Une mémoire de toi en particulier,
Qui revient me narguer sans cesse,
Avec tout ce que j’aimais de toi.
Puis le temps passe et j’oublie,
Dans les bras d’un autre,
Encore et toujours la même histoire,
Je me blesse et me perds le jour,
Pour te retrouver la nuit.
Let me cry when I think about you.
Let me think you come back again.
Let me dream, let me be yours.
Let me follow you all my life.
Let me love you, let me let you love me.
Let me cry, let me scream.
Let me be me, let me be yours.
I love you after all, let me love you.
I wake up this morning
Won’t think about you
Close my eyes and breath
I give you second chance
You said Good bye again
Won’t think about love
Close my hearth and cry
Where are my hapiness
My mind stop working
Process of forgets
You still left me
Walk away in life of another
Don’t think I come back
I give you second chance
You said Good bye again
Des fois, je me sens ailleurs; moi-même.
Comme décalé des couleurs.
Comme effacé par morceau.
Tu dois le sentir, toi aussi.
Malgré le blanc, le gris, le noir.
Je te retiens, je t’apprécie, je t’aime.
Malgré tout, je me sens là, à côté de toi.
Légèrement brouillé, un peu abstraite.
La main sur le coeur, la raison ailleurs.
Comment être certaine que je ne fuis pas?
Comment être certaine que tu ne fuis pas?
Des fois, je me sens ailleurs; des heures.
Comme dans un livre, les yeux ouverts.
La bouche en lune, l’âme en bataille.
Tu dois le sentir, toi aussi?
Des fois, nous sommes ailleurs.
Un peu sans l’autre, pourtant bien là!
Rien que des yeux, des mots.
Nous partageons un moment,
Bien vivant, bien avec toi!
Tu as éteint la lumière,
Pour la deuxième fois.
Je me suis retrouvée seule,
Dans la noirceur, sans toi.
Je me suis retournée,
J’ai demandé, faiblement :
“Es-tu là ?”, le vide.
Je n’ai eu aucune réponse.
Mes pupilles ont dilaté,
Effaçant mon iris bleu.
La noirceur m’a envahie,
Dense, lourde, profonde.
Respectant ton choix,
Une route, mais sans toi.
Chemin cahoteux, sournois,
Mauvaises lumières
Je me sens mal, dévastée,
Comme une terre inondée.
Mes larmes, flos continus.
Tes paroles, mes pensées.
Tu te révèles désobligeant,
Vexant, frustrant, blessant!
D’un ton cassant tu rejettes,
Des bouts de phrases froides.
Mauvaises intentions?
Mes moments difficiles,
Me donnent des vagues à l’âme.
J’ai peur de mettre trompé,
Encore de routes avec toi.
Chemin cahoteux, sournois,
Mauvaises lumières.
Détachée!
Une à une s’étale mes pensées,
Mes sentiments bégaient, tremblent.
Sidérée!
Les cheveux au vent, j’évente ma tête,
Mes mensonges m’ont moi-même étonnés.
Effacée!
Sur la douce colline de mon iris bleuté,
Le mince filet lumineux me parvient.
Cambrée!
Par delà le temps, l’amour, la vie,
Mes lèvres se ferment sur cette musique.
Avouée!
Les mains aussi blanches que le sang,
J’ai clos ces trous béants de fils métalliques.
Brûlée!
Jusqu’à ce moment fatidique effarant,
Où s’entretuent les lobes de mon cerveau.
Jurée!
Ma conscience léthargique sommeille,
En ce moment j’aimerais bien la solliciter.
Suicidée!
Mon coeur bas une cacophonie atroce,
Aussi épuisante pour les oreilles que moi.
Blasé!
Si seulement j’aurais pu me partager,
L’avantage aurait vaincu sur la raison.