Roxanne Fanny Corriveau

Vivre simplement

August 16, 2006

Mes lèvres

Dans Je respire — Tags: — Roxy à 8:43 pm

Ici gît mon cœur
Au crépuscule souffrant
Dans mes mains de femmes
Pleins d’aucune promesse
Les mots d’Isis esseulés
Regarde le ciel tendu
Mais ne vient que la noirceur

Symphonie de murmure pour elle
Les yeux aveugles regardent
La voix tremblante chante
20 ans, sans attendre, en retour
J’aurais bien pris un chemin
Mais j’ai préféré le temps
Quelle ridicule ambivalence
Mon doigt sur mes lèvres

J’ai vu Roxanne et Cyrano
Il lui fait la cours, gentilhomme
Dans mon temps moderne
Rien n’est plus romantique
Que l’homme qui drague
Puis ils baisent leurs corps
Mais ne connaissent rien
L’âme est à peine effleurée

Produit d’une société
Je vends de l’amour en bouteille
Trois, quatre, puis voilà
Puis moi, je préfère seule
Que mal accompagné
J’irais jusqu’au septième
Pour l’instant ça me suffit
Pas besoin d’être sage

La lune elle viendra avec toi
Chuchote encore à mon oreille
Ta réplique préféré pour moi
Pas besoin de photo
Regardons-nous dans un miroir
Un sourire plein d’histoire
Ton doigt sur mes lèvres
Jouons donc à l’amour

April 1, 2006

Milles éclats

Dans Je respire — Roxy à 8:58 pm

Ce soir, je me sens amère.
Je vide les restes de ma vodka!
Je me suis assise, sans lumière,
Mon pâle reflet dans le miroir,
Me montre une femme blasée.
Le temps reste des marques.
L’amour fuit en tous sens.

Ce soir, je me sens vide.
J’ai terminé mon dernier verre!
Je n’ai même pas bougé mon corps.
Une poupée de chiffon enracinée,
Tel un arbre sans âme et sans feuille.
La lune brille plus que moi,
Mais ce soir c’est une éclipse.

Ce soir, je me sens morte.
Mon verre s’est éclaté sur le sol!
Je me suis endormie sur place.
Les membres raidis par le froid,
Me laisse souffrir de solitude.
Je n’ai personne pour me couvrir,
Seulement de vaines illusions.

March 18, 2006

Le cadre ou Mon ciel

Dans Je respire — Roxy à 8:55 pm

Quelques fois, mon ciel m’apparaît tellement bleu,
Que la ligne excessivement sombre de la terre,
Contraste avec le doux éclat de mes rêves.
Je me perçois si solide que ce monde grotesque,
Ne peut plus ni m’atteindre, ni me toucher.
J’ai la sensation que soudain mes soleils d’hiver,
Brillent autant que les feuilles de l’automne.
Alors, je me déploie dans le vent les yeux clos,
Le sourire aux lèvres, tournoyant sur moi-même.
L’innocence de ces instants me comble tant et si bien,
Que je me sens libre et pleinement vivante.
Je m’étale hors de moi par mon âme débordante,
Puis reste cloîtré à l’écart la réalité qui me blesse.
Maintenant loin des humains esseulés, tristes et effacés,
Maintenant loin de leurs questionnements, de leurs peurs,
Je me sens paisible et à ma place dans ce cadre.
Sans ces marionnettes désarticulées et soumises,
À une société vide, incomplète et incertaine,
Je respire mon bonheur et oublie le reste.
Je trace mon chemin en suivant ma voie.
Veux-tu tendre la main et venir avec moi?

November 13, 2005

Déconfiguré

Dans Je respire — Roxy à 8:53 pm

Déconfiguré.
Ellipse de vie.
Le recul prend de l’avance.
Le temps m’échappe.
Les sons s’éclatent.
Les miroirs se brisent.
L’aiguë me rend grave.
Le sucré me rend amère.

Si je danse assez rapidement,
Mes muscles vont se détendre,
La sueur s’évaporer,
La fatigue me tenailler!

Déconfiguré.
Paradoxe sensoriel.
Le crépuscule à l’aube.
Le cerveau en bataille.
Le coeur qui palpite.
Les miroirs s’aveuglent.
Le passé tend au présent.
Les erreurs sont exactes.

Si je fige à cet instant.
Mes doigts vont se tendre,
Le souffle s’écourter,
Mes yeux se limiter.

Déconfiguré.
Extrapolation phonétique.
Un altruisme si égocentrique.
Les idées qui me fuient.
La salive asséchée.
Les miroirs s’érodent.
La couleur se noircit.
La tempête sera tranquille.

Si je m’étends sur ce balan,
Mon corps va geindre,
La lumière me dédaigner,
Ma mémoire se paralyser.

Déconfiguré.
Je m’éclipse.

October 14, 2005

Où sont les fêtes?

Dans Je respire — Roxy à 8:51 pm

Les tourments me sont durs.
Les tourments possèdent,
Le reste de mon âme,
Celle hors d’atteinte!

Car ce soir lointain,
Je ne suis pas présente.
En d’autres lieux, je pense,
Qu’autrement je suis vide.

Mes yeux bleus d’expression,
Soulignés en noir épais.
J’ai incliné la tête,
Vers l’arrière, le cou brisé.

J’ai seulement croisé,
Les doigts un moment.
Puis l’aire est entrée,
Dans mes poumons brûlants.

Ça pourrait être l’histoire,
De princesse boucle d’or,
Qui descend les marches,
De son château vers l’amour.

Je suis seule à mes côtés,
Je me regarde, sans intérêt!
Sans plumes, ni apparats,
Sans royaumes, sans toi.

Je me regarde, sans intérêt!
Mon lourd reflet se soir,
Dans cette vitre transparent,
Mange les étoiles dorées.

October 12, 2005

La survivante

Dans Je respire — Roxy à 8:50 pm

Une ligne d’horizon,
Les couleurs progressent.
L’aire circule dans mes poumons,
Mes yeux ouverts sur la vie.

Une douce odeur de forêt,
Je me sens paisible ici.
Les pieds sur la terre, bien ancrés!
Les yeux au ciel, bien rêveurs!

La valse du vent,
Qui percute mes pensées.
La valse du temps,
Qui percute les saisons.

Dans une bulle paisible,
L’espace d’un instant,
Je me sens à l’endroit,
Où je devrais être.

Le soleil rougeoyant,
La pierre chaude,
La rivière qui danse,
Le sang dans mes veines.

L’envie d’amour, de vivre,
L’envie de murmurer, d’oser!
Survivante sur mes lèvres…
Tais-toi, je respire!

October 7, 2005

Meurtrière

Dans Je respire — Roxy à 8:47 pm

Angoisse terrifiante.
Peur de vivre.
Aucune récidive,
Mon coeur bas.

Les yeux alarmés,
Trois cents tonnes d’eau.

Je me suis effleurée,
D’une mauvaise idée.
Peut-être trop d’alcool,
Peut-être pas assez?

Mon poids lourd,
Étreins ma carcasse!

Et ce maudit Dieu rit,
Sur cette croix.
Le sang dans mes mains,
Pêché vicieux.

Tu ne tueras point.
Mon coeur meurt!

En figure de style,
Trois points d’exclamation.
Et cette vie triste,
Point d’interrogation.

Meurtrière sur mes lèvres…
Tais-toi, je respire!

August 18, 2005

Cette victoire?

Dans Je respire — Roxy à 8:45 pm

Crucifier sur place
Les pieds et points lier par mes chaînes
J’hurle ma rage au fond de mon âme
Mon visage décomposé, détruit
La haine, la colère, la colère…
Tel un tonnerre dévastateur
Je crève mes tympans sensibles
Dans un excès de battements
J’ai la jouissance de mourir
Je m’éteins, je m’endors

Quelques échanges d’information
Mon cerveau bourdonne
Du sang dans les yeux
Je me fige comme tel
Je me regarde détruite
Mais le miroir répond
Toujours la même image
Cheveux blonds, mèches noires
Des yeux bleus cernés
Un corps frêle et pâle

Quand aurais-je cette victoire ?
J’use mon coeur jusqu’au sang
Chaque larme me blesse
Chaque baisé me brûle
Chaque odeur m’étouffe
Je suis toujours là dans mon univers
Muette et silencieuse
De cette tempête qui fait rage
Dans mon for intérieur
La porte est close, rien n’en ressort

April 15, 2005

Not another me

Dans Je respire — Roxy à 8:41 pm

I try to be an angel.
Iris, I can’t see nothing.
When light comes,
My dreams go away,
And I’m full of blackness.
I will touch the sky.

Again.

Iris, I can’t see nothing.
Please, close this.
Take, for me, a picture,
Where sad people smiles.
Maybe I find some things beautiful,
In this world.

January 1, 1984

Fall

Dans Je respire — Tags: — Roxy à 1:00 am

Circus subject
I collapsed my body
On my hip; blue pen
Pain zone
Effect of a reality
The staircase
Slip

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