Censurée à froid
Ma voix est à ma nuit,
Comme un silence qui m’éclate.
Je me sens censurée à froid,
Dans ce monde anguleux,
Qu’est ma ville.
Ma voix est à ma nuit,
Comme un silence qui m’éclate.
Je me sens censurée à froid,
Dans ce monde anguleux,
Qu’est ma ville.
Je me sens tombé,
Je me sens glissé,
Au fond de mon être,
Comme retournée en moi-même,
Retournée en moi-même.
Perdu,
Je me sens tourné,
Au fond de mon corps,
Comme affligée par ces gestes,
Affligée par tes mots.
Écrasée,
Par ma peine et ma douleur.
Écrasée,
Par le temps et la froideur,
Comme si la terre m’ensevelis,
Comme si je retournais en elle.
Écrasée, peinée, affligée.