J’avance, figée dans le temps,
Par une mentalité arriérée,
De je-m’en-foutisme.
J’essaie de conscientiser,
Un monde qui préfère s’enraciner.
La télévision est ton amie.
Une télé-réalité de faussetés.
Si je te montrais du concret,
Tu verrais des obèses sur le divan,
Bouffant du McDonald pour dîner, pour souper.
Tu verrais des gens se faire fusiller.
Pour une ressource bientôt épuisée.
Tu verrais des coupes à blanc,
Des gens qui meurent de faim, de soif,
Des sidéens abandonnés, des adolescents rejetés,
Des familles brisées, des droits bafoués.
Tu verrais de la douleur, de la peur.
Des gens qui ne cherchent qu’un peu d’aide,
Et qui reçoivent en retour :
« Je ne me sens pas concerné,
Par ta p’tite vie de misère,
Moi je veux juste boire ma bière,
Et oublier d’exister. »
J’essaie d’avancer.
Je me fais arrêter,
Par des gens qui ont baissé les bras,
Et qui bloquent mon élan !
Je marche à contre-courant.
Je cherche l’appui,
En vous lançant un appel.
Je veux aider des mères,
Qui veulent un meilleur avenir,
Pour leurs enfants,
Qu’elles tentent d’élever seules.
Je veux aider les gens malades,
Qui ont besoin d’une épaule,
Afin de pouvoir poser leurs problèmes,
Et de recevoir des solutions.
Je veux aider les femmes soumises.
Les pays dévastés par la guerre.
Les orphelins abandonnés.
Les adolescents suicidaires.
Mais y a-t-il seulement quelqu’un pour m’aider,
Propager mon message, du moins m’écouter?
Ouvrez vos yeux sur le monde,
Sur votre monde.
La vérité vous attend.