Roxanne Fanny Corriveau

Vivre simplement

September 10, 2007

Hiver par Carole Baillargeon

Dans Art — Tags: , — Roxy à 10:00 pm

Je suis allée jeudi soir au vernissage de Carole Baillargeon, Hiver (Paysages-vêtements en quatre temps) au centre Materia. J’ai bien aimé le concept de la performance, mais peut-être un peu moins le concept de l’exposition qui suit. Les performeurs laissent leur costume par terre. Ça exprime la fonte de neige, je sais, mais je trouve que ça laisse un peu de vide, il manque quelques choses. Peut-être à cause justement que j’ai vu les performeurs déguisés avec les tissus. Puis, je me dis qu’après l’hiver c’est le printemps et le printemps c’est loin d’être vide. Mais ça reste une femme très talentueuse avec une belle imagination.

J’ai rencontré plein de gens bien sympathiques. Merci à Michel, mon proprio (qui ne veut pas se faire appeler comme ça, car il est l’ami de la proprio et pas le proprio en tant que tel) de m’avoir invité. C’était un des choristes pendant la performance!

Hiver par Carole Baillargeon

« Il était une fois une artiste qui désirait apprivoiser l’hiver. Elle voulait connaître la puissante saison qui peut faire geler un lac en une nuit pour que la lune puisse s’y voir comme dans un miroir. Elle invita le vent qui fouette la peau, la glace glissante et toutes les sortes de neige, celle qui est en peau de lapin, qui tombe lentement et rappelle la douce bête ou celle qui est en flocons mystérieux qui brille dans les mains ou les piquants qui blessent le nez. Elle rêvait de vêtements faits de textures comme celle de la neige, pour protéger du vent qui fouette et glace la peau, qui fait frémir et donne l’audace d’avancer à ceux qui n’en n’ont pas. Comme il y avait beaucoup de neige, de vent et de froid, elle alla chez ses amies voisines demander de l’aide. Elle leur parla de son désir qui était immense, vaste et blanc.

- « J’ai besoin de vous pour rencontrer hiver. Nous ferons des vêtements avec des textures comme celles de la neige et de la glace. »

Pour couvrir les corps, elles prirent du tissu blanc, toutes sortes de tissus blancs et ensemble elles créèrent de grands vêtements et des feutres pour couvrir la tête.

Quand tous s’habillèrent, il y avait des joues rouges et des yeux pétillants. Carole Baillargeon avait aussi d’autres invités. Du frimas, de la gelée, du grésil, de la grêle et même du verglas étaient de la fête.»

Céline Allard
Artiste en arts visuels
et historienne de l’art

Aucun commentaire »

Pas encore de commentaire.

RSS pour les commentaires de se message. TrackBack URL

Laisser un commentaire


RSS - Comments RSS - WordPress - XHTML 1.0 - CSS - Firefox